Les élections législatives marocaines du 10 novembre 2023 ont vu une forte abstention, selon les premières observations. À la mi-journée, les bureaux de vote étaient peu fréquentés, signalant une baisse d’intérêt électoral. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de contestation sociale, un an après le mouvement des « gen Z», qui avait secoué le pays. Les électeurs, principalement des jeunes, semblaient peu motivés, ce qui pourrait affecter la légitimité des résultats.
Les observateurs soulignent une tendance à la désengagement, en particulier parmi les jeunes. Le taux d’abstention pourrait dépasser les 50 %, un chiffre inquiétant pour un système politique en transition. Les partis politiques, confrontés à une faible participation, doivent s’adapter à un électeur de plus en plus sceptique.
La faible affluence au vote met en lumière des défis structurels. La jeunesse, souvent déçue par les réformes, se tourne vers des alternatives non traditionnelles. Les élections, qui devaient marquer un tournant, se trouvent désormais confrontées à un défi majeur: convaincre les citoyens de leur importance.
Le scrutin, qui déterminera la composition du Parlement, reste en suspens. Les résultats pourront révéler un changement de dynamique ou confirmer une crise d’identité politique.



























