L’homme de 39 ans soupçonné d’avoir perpétré un attentat raciste à Trappes a été mis en examen jeudi à Paris par un juge antiterroriste. L’attentat, survenu le 23 octobre, a causé un mort et sept blessés. Selon les informations fournies par le parquet, l’assaillant a reconnu avoir délibérément ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines.

L’homme a été transféré au tribunal judiciaire de Paris après une garde à vue. Il a reconnu les faits, mais a nié le caractère raciste de son acte. Son éventuel placement en détention provisoire sera décidé par un juge. La jeune fille blessée dans l’attentat est hospitalisée à l’hôpital Necker à Paris.

L’attentat a suscité une réaction forte de la part des autorités. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a dénoncé plusieurs rassemblements d’extrême droite prévus à Paris et en banlieue. L’attentat s’inscrit dans un contexte de tensions sociales et de montée en puissance de discours racistes. L’affaire est en cours d’enquête et pourrait avoir des répercussions sur la sécurité publique.