Le suspect de l’attentat raciste perpétré à Trappes, dans les Yvelines, a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines. Il a été mis en examen jeudi 28 octobre par un juge antiterroriste à Paris. L’homme, identifié comme Kévin T. A admis avoir choisi la ville de Trappes en raison de son statut de « repaire d’islamistes». Il a reconnu les faits sans exprimer de regrets.

Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a indiqué que le suspect avait avoué avoir sciemment ciblé des personnes qu’il percevait comme musulmanes. Il a également précisé que le suspect niait toute intention terroriste. Les avocats du suspect ont confirmé son placement en détention provisoire, après une décision du juge. L’attentat, survenu le 23 octobre, a causé la mort d’une personne et blessé sept autres.

L’homme avait été interpellé trois jours avant l’attaque pour une violente agression. L’enquête a mis en lumière un passé raciste et inquiétant. Il avait notamment été condamné pour des actes de haine. L’attentat a suscité une vive réaction publique et politique. Les autorités ont affirmé que l’affaire est en cours d’instruction. L’identité du victime a été confirmée, mais les détails de l’attaque restent à éclaircir.