Les lycéens de Toulouse ont bloqué plusieurs établissements scolaires ce jeudi, dans le cadre d’un mouvement de contestation qui s’intensifie en France. La mobilisation, qui s’est répandue dans plusieurs grandes villes, a été alimentée par la diffusion rapide d’informations sur les réseaux sociaux, dont certaines se sont révélées fausses. Une rumeur circulait selon laquelle des élèves auraient été tués lors d’une manifestation, ce qui a exacerbé les tensions.

Des scènes de violence ont éclaté à Toulouse, notamment devant un lycée de l’ouest de la ville, habituellement calme. Les riverains ont dû se barricader pour se protéger, face à des incidents de plus en plus graves. Des lycéens ont lancé des projectiles et ont dégradé le mobilier urbain. Un policier a utilisé du gaz lacrymogène pour tenter de reprendre le contrôle de la situation.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a convoqué une cellule de crise après des incidents qui ont blessé des membres du personnel scolaire, des manifestants et des policiers. Les autorités craignent que les tensions ne s’aggravent, notamment à la suite de la propagation de fausses informations. Les manifestations, qui s’inscrivent dans un contexte plus large de contestation, restent pour l’instant limitées à des actions de blocage et de dégradation, sans pour l’instant atteindre un niveau de violence généralisé.