Les autorités ont arrêté plusieurs travailleurs de la cimenterie Ciments du Sahel lors d’opérations nocturnes, selon un communiqué local. Ces mesures ont été prises dans le cadre d’une enquête sur des infractions liées à la sécurité au travail. Les syndicats ont réagi avec vive indignation, qualifiant les arrestations de « répression arbitraire».

Un représentant des travailleurs a déclaré que ces actions ont exacerbé les tensions au sein de l’usine, où des discussions sur les conditions de travail et les salaires ont déjà suscité des manifestations. La direction de l’entreprise a affirmé que les arrestations visaient à « restaurer l’ordre et la sécurité dans l’usine».

La menace de grève illimitée a été officialisée par les syndicats, qui exigent des réformes dans la gestion de l’usine et une meilleure prise en compte des revendications des travailleurs. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de contestation des conditions de travail dans l’industrie cimentière du pays.

La grève, si elle éclate, pourrait affecter la production et perturber la chaîne d’approvisionnement locale. Les autorités locales surveillent de près l’évolution des tensions, tout en appelant à une solution négociée. Les détails des infractions pour lesquelles les travailleurs ont été arrêtés restent à confirmer.