Le pape Léon XIV a dénoncé l'euthanasie devant des pèlerins malades et en situation de handicap à Lourdes, quelques mois après l'adoption en France d'une loi instaurant un droit à l'aide à mourir. Dans un discours prononcé dimanche, il a affirmé que « ce qui est légal n'est pas nécessairement moral» et que « donner la mort est impossible à considérer comme normal». Cette déclaration s'inscrit dans un contexte où l'Église catholique continue de s'opposer fermement à la fin de vie assistée, considérant cette pratique comme contraire à la dignité humaine.
Le pape a également souligné l'importance de la laïcité en France et a défendu les écoles catholiques, tout en exhortant les évêques à poursuivre la lutte contre la pédocriminalité. Sa visite à Lourdes, marquée par une grande ferveur populaire, a inclus une messe célébrée devant 150 000 personnes, où il a réaffirmé son engagement en faveur de la vie et de la dignité des personnes en situation de vulnérabilité.
Les déclarations du pape s'ajoutent à un débat public en France sur la fin de vie, entre les positions légales et les valeurs morales. Léon XIV a insisté sur la nécessité de distinguer le légal du moral, tout en rappelant que la médecine ne doit pas être la servante de la mort programmée. Cette position s'aligne sur celle de l'Église catholique, qui considère l'euthanasie comme un acte contraire à la foi chrétienne.























