Lula da Silva a été réélu président du Brésil dimanche 25 octobre, avec 51,79 % des suffrages exprimés, contre 48,21 % pour Flávio Bolsonaro. Ce résultat marque une victoire inattendue, marquée par un taux d'abstention historiquement bas, en dessous de 15 %, le plus faible depuis seize ans. L'ancien chef de gouvernement, désormais âgé de 77 ans, a remporté un quatrième mandat non consécutif, après avoir été destitué en 2016.

La campagne de Lula a bénéficié d'un retournement de situation inédit, avec un regain de soutien populaire et une mobilisation massive. Son équipe a mis en avant sa réputation de leader de gauche, son engagement social et ses réformes économiques. Camilo Santana, sénateur et ministre de l'Éducation, a joué un rôle clé dans la stratégie de campagne, en organisant des meetings et en mobilisant les électeurs.

Lula doit désormais faire face à des défis majeurs, notamment une dette publique élevée, un narcotrafic galopant et une opposition politique forte. Son gouvernement n'aura pas la majorité parlementaire pour avancer ses projets. La réélection a également suscité des réactions internationales, avec des félicitations de la Commission européenne et des inquiétudes sur la gestion budgétaire. La Bourse de São Paulo a connu une baisse en raison de ces préoccupations.

La victoire de Lula est vue comme un retour en force de la gauche brésilienne, après une défaite en 2016. Elle soulève des questions sur la stabilité du pays et l'avenir de ses politiques économiques et sociales. L'ancien ouvrier, devenu président, continue à incarner un symbole populaire, malgré les défis qui s'annoncent.