Le président Emmanuel Macron a quitté Paris ce lundi pour une tournée dans le Golfe, visant à stabiliser les prix du pétrole et des carburants. Cette mission, qui comprend quatre étapes — Koweït, Émirats arabes unis, Bahreïn et Qatar — intervient après un week-end marqué par des violences et des pillages lors de manifestations contre la hausse des prix de la vie quotidienne.
Le chef de l'État a d'abord été tenté d'annuler son déplacement, selon des sources proches du pouvoir. Il s'agit d'une initiative pour renforcer les relations avec les pays producteurs de pétrole et obtenir des garanties sur la stabilité des marchés. La France, confrontée à une crise économique et sociale, cherche à sécuriser ses approvisionnements.
La mission s'inscrit dans un contexte de tensions internes. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté sa démission après les violences, mais Macron l'a retenue. Les autorités reconnaissent avoir sous-estimé l'ampleur des incidents, avec des pillages et des affrontements violents dans plusieurs villes.
Les manifestations, initiées contre la hausse des prix, ont évolué vers des émeutes. La classe politique, notamment à droite, accuse les élus de La France insoumise d'avoir attisé la violence. Les autorités prévoient des mesures renforcées, comme des couvre-feux et une mobilisation plus réactive des forces de l'ordre.
Cette crise reflète une instabilité croissante en France, où les tensions sociales se mêlent à des enjeux économiques. La mission de Macron dans le Golfe vise à apaiser les tensions internationales, tout en répondant aux attentes des citoyens face à la hausse des coûts de la vie.



















