Plus de 300 migrants ont opté pour un retour volontaire au Maroc après l'évacuation par la police espagnole d'un campement informel à Ceuta. Ce dernier, situé près de l'ancienne usine, a été déserté après une opération de démolition. Les migrants, principalement originaires d'Afrique subsaharienne, ont été informés de leur option de retour et ont choisi de rentrer dans les conditions prévues par les autorités marocaines.

L'événement s'est produit dans le cadre d'une gestion renforcée des flux migratoires à la frontière entre l'Espagne et le Maroc. La police espagnole a mené l'opération en coordination avec les autorités locales, visant à réduire les conditions précaires dans les zones de regroupement. Aucun incident grave n'a été signalé durant l'évacuation.

Ce geste s'inscrit dans une dynamique plus large de contrôle des déplacements à la frontière. Ceuta, enclave espagnole située au nord du Maroc, a connu un afflux important de migrants ces derniers mois. La situation a suscité des débats politiques, notamment en France, où le président du Rassemblement national a mis en avant l'immigration comme enjeu clé des élections. En parallèle, des cas d'arrestation de migrants, comme celui de deux Sénégalais arrêtés après une rixe, ont alimenté l'inquiétude locale.

La gestion des migrants reste un sujet sensible à la frontière, entre l'Espagne et le Maroc, où les tensions se ressentent à la fois sur le terrain et dans les débats politiques.