Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche 11 octobre une trêve énergétique entre l’Ukraine et la Russie, sans en informer directement les parties concernées. Cette proposition, qui vise à suspendre les frappes sur les infrastructures énergétiques, a suscité des réactions contrastées. Kiev a affirmé ne pas être au courant et a demandé des précisions à la diplomatie américaine. Le Kremlin, quant à lui, a refusé de commenter la proposition, laissant planer un doute sur son réel intérêt.

L’annonce de Trump a été accueillie avec prudence par l’Union européenne, qui exprime son soutien théorique à cette initiative mais reste sceptique quant à la capacité de la Russie à la respecter. Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que la Russie ne négocierait qu’en cas de pression, un point de vue partagé par plusieurs responsables européens.

Le président français Emmanuel Macron a réagi en appelant à ne pas céder à la menace russe, après des déclarations de Trump favorables à Moscou. Ce dernier a également été critiqué par des citoyens ukrainiens, qui ont comparé sa position à celle du Venezuela, soulignant l’importance de la stabilité du pays.

Cette initiative inédite met en lumière les tensions entre les positions américaines et les attentes des pays européens, tout en soulignant la complexité des négociations dans un conflit qui dure depuis plus de deux ans.