Les autorités saoudiennes ont annoncé que l'attaque samedi 10 octobre contre l'aéroport de Riyad a causé au moins 12 morts et 309 blessés. Cet événement constitue le plus meurtrier en plus de dix ans dans le royaume. Les autorités ont accusé les Houthis du Yémen d'être responsables de l'attaque. Le Premier ministre pakistanais, Shebaz Sharif, a condamné l'attaque comme « inacceptable» et a déclaré qu'elle représente « une grave menace pour la paix et la stabilité régionales». Les États-Unis ont indiqué qu'ils réfléchissent à s'engager dans le conflit.

L'attaque s'inscrit dans le contexte d'un conflit régional entre le Yémen et l'Arabie saoudite, qui a duré plus de dix ans. Les Houthis, un groupe rebelle yéménite, ont été plusieurs fois accusés d'attaques contre des cibles saoudiennes. L'Arabie saoudite a mené une opération militaire en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite, ce qui a entraîné une crise humanitaire majeure. Les États-Unis, bien que ne se battant pas directement dans le conflit, ont joué un rôle clé en fournissant des armes et un soutien logistique à l'Arabie saoudite. L'attaque de Riyad pourrait entraîner une escalade des tensions dans la région.