Raphaël Glucksmann, leader du parti Place publique, a été élu dimanche candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle française. Il a obtenu 79 613 voix, soit 66% des suffrages exprimés, lors du premier tour d'une primaire qui a mobilisé 120 787 électeurs. Le candidat a devancé largement Olivier Faure, chef du Parti socialiste, qui a récolté 14% des voix. Ségolène Royal a obtenu 9%, et les autres candidats ont récolté moins de 5%.

Le succès de Glucksmann a suscité des réactions dans les rangs socialistes. Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a affirmé que « tout le PS va travailler désormais au service de la candidature de Raphaël Glucksmann». Il a exprimé son soutien à une « alliance de toute la gauche derrière Glucksmann». Cependant, des voix s'interrogent sur la capacité du candidat à rassembler la gauche. L'essayiste Mathieu Souquière a analysé la victoire comme un signe de déclassement du Parti socialiste.

Dans les médias, des commentaires divergent. Gabrielle Cluzel a jugé que Glucksmann pourrait jouer le rôle de « ramasse-miettes» pour Jean-Luc Mélenchon. D'autres soulignent que la victoire de Glucksmann, bien que claire, ne résout pas les tensions internes à la gauche. La campagne présidentielle de 2027 se profile comme un défi pour un candidat qui doit unir des forces politiques souvent en conflit.