L'indice Ibrahim 2026, publié le 31 octobre, met en lumière un paradoxe économique en Afrique. Dans 25 pays, les progrès économiques s'accompagnent d'une insécurité persistante et d'un recul des libertés. Les infrastructures se développent et l'accès à Internet s'améliore, mais la sécurité et l'État de droit souffrent.

Nathalie Delapalme, directrice exécutive de la fondation Mo Ibrahim, explique que ces résultats reflètent une divergence entre croissance économique et fragilisation des institutions. Selon l'indice, les progrès en matière de technologie et d'infrastructures ne suffisent pas à compenser la dégradation des conditions de vie et des droits fondamentaux.

L'indice Ibrahim, créé en 2007, évalue la qualité des gouvernances et la stabilité des États. Il mesure à la fois les progrès économiques et la résilience des institutions. En 2026, il souligne une tendance à la baisse dans plusieurs pays, marquant une crise de confiance dans les structures politiques et sociales.

Ce constat s'inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques et de crises sécuritaires en Afrique. Les pays en développement doivent donc faire face à des défis multiples, allant de la gouvernance à la sécurité, tout en poursuivant des objectifs économiques.