Lula da Silva a été réélu président du Brésil lors du second tour des élections du 25 octobre. Il a obtenu 51,79 % des suffrages contre 48,21 % pour Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti des Patriotes. Cette victoire marque son quatrième mandat présidentiel, non consécutif. La campagne de Lula a été menée par Camilo Santana, sénateur de l’État de Ceará et ministre de l’Éducation dans son gouvernement.

Les dirigeants des principales puissances mondiales, à l’exception de Donald Trump, ont félicité Lula pour sa réélection. La Commission européenne a salué la victoire comme un gain pour la démocratie et le multilatéralisme. En revanche, la Bourse de São Paulo a connu une baisse en raison des craintes liées à un possible laxisme budgétaire.

Lula, ancien ouvrier et leader de la gauche brésilienne, a bénéficié d’un retournement de situation inédit. Son taux d’abstention a atteint un niveau record, le plus bas depuis seize ans. Les électeurs ont exprimé un soutien massif à son programme de réforme sociale et économique. Cependant, il doit faire face à des défis majeurs, notamment une dette publique élevée, un narcotrafic endémique et une absence de majorité parlementaire pour mener à bien ses projets.

La gauche brésilienne, représentée par des figures comme Jean-Luc Mélenchon et Olivier Glucksmann, a vu dans la réélection de Lula un motif d’espoir. Malgré les critiques internes et les défis politiques, Lula reste un figure centrale de la scène politique brésilienne. Son retour au pouvoir pourrait marquer un tournant dans la gouvernance du pays.