Lula da Silva a remporté la présidentielle brésilienne dimanche 25 octobre, avec 51,79 % des suffrages exprimés. Il devance ainsi Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti des Patriotes, crédité de 48,21 %. Cette victoire lui permet d’obtenir un quatrième mandat présidentiel, non consécutif. L’élection s’est déroulée dans un climat électoral tendu, marqué par des tensions politiques et des contestations.

Le scrutin a eu lieu après un second tour, suite à l’absence de majorité absolue au premier tour. Lula, chef du Parti des Travailleurs, a bénéficié d’un large soutien populaire, notamment dans les zones rurales et urbaines. Son rival, Flávio Bolsonaro, fils du président sortant Jair Bolsonaro, a affirmé son intention de faire annuler le scrutin, accusant des fraudes. Cependant, les résultats officiels, publiés par l’Institut brésilien de l’information géographique et statistique (IBGE), ont confirmé la victoire de Lula.

Lula a été élu pour la première fois en 2002, puis en 2006, 2010 et 2014. Il a été arrêté en 2017, accusé de corruption, mais a été réhabilité en 2021. Son retour à la présidence marque un tournant politique dans le pays, où la gauche a maintenu son contrôle. L’élection a également suscité des réactions internationales, avec des analyses soulignant la continuité du projet de gouvernance de Lula.

La victoire de Lula s’inscrit dans un contexte de stabilisation économique et de renforcement des institutions brésiliennes. Son programme politique, axé sur l’emploi et la réduction des inégalités, a trouvé un écho large auprès des électeurs. L’élection a également été marquée par une mobilisation citoyenne, avec des manifestations en faveur de Lula et des appels à la démocratie.