Philippe Juvin, ministre de l’Économie, a proposé une mesure inédite visant à empêcher la réélection des députés et sénateurs ayant voté un budget en déficit à partir de 2032. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la France n’a plus connu un budget à l’équilibre depuis plus de cinquante ans. Selon les données du gouvernement, le déficit prévisionnel pour 2026 devrait atteindre 5,4 % du PIB, soit environ 152,5 milliards d’euros.
Cette proposition vise à inciter les parlementaires à voter des budgets plus rigoureux. Les députés et sénateurs qui appuieraient un texte budgétaire en déficit seraient soumis à une restriction de réélection. L’idée est de créer un lien direct entre les décisions budgétaires et la pérennité politique des élus. Cette mesure, encore en phase de discussion, pourrait être intégrée dans la loi de finances pour 2026.
Le projet s’inscrit dans une volonté plus large de réforme du système budgétaire français. Depuis plusieurs années, le déficit public reste élevé, en raison de dépenses sociales et de soutien économique. Les politiques économiques actuelles cherchent à réduire cette dépendance à l’endettement. La proposition de Philippe Juvin pourrait marquer un tournant dans la gestion des finances publiques, en associant la responsabilité politique aux décisions budgétaires.
























