Trois policiers sont jugés à Paris pour homicide involontaire après la mort de Cédric Chouviat, un livreur tué lors d’un contrôle routier en 2017. L’audience débute lundi 26 octobre devant le tribunal correctionnel. L’affaire, qui a déjà suscité des débats publics, se poursuit après une enquête qui a révélé des négligences lors de l’intervention.

Les trois agents, dont l’un est en poste à la Brigade de surveillance de la Seine, sont accusés d’avoir ignoré les signaux de détresse respiratoire de la victime. Selon les éléments de l’enquête, Cédric Chouviat avait répété « j’étouffe» neuf fois avant de mourir. Les policiers n’ont pas réagi à ses appels, ce qui a conduit à son décès. La famille du défunt conteste la version des faits, affirmant que les autorités n’ont pas pris les mesures nécessaires.

L’affaire remonte à 2017, lorsque Cédric Chouviat, alors âgé de 34 ans, a perdu la vie après un arrêt cardiaque survenu lors d’un contrôle à Paris. À l’époque, les policiers avaient été mis en cause, mais aucune poursuite n’avait été engagée. C’est seulement après des révélations médiatiques et des pressions politiques que l’enquête a été relancée. La défense des policiers demande un report de l’audience, arguant que les faits ne constituent pas un homicide.

L’affaire soulève des questions sur la responsabilité des forces de l’ordre lors des interventions. Elle rappelle les débats autour de la sécurité routière et des protocoles de secours. La famille de Cédric Chouviat reste déçue, affirmant que justice n’a pas été rendue. L’audience devrait permettre de clarifier les circonstances exactes de la mort du livreur.