L'Assemblée nationale a adopté mardi à l'unanimité la proposition de loi « intégrale» contre les violences sexistes et sexuelles. Le texte, porté par huit groupes politiques, a été voté par 503 voix contre zéro. L'adoption intervient après des mois de débats et de négociations entre les différents partis. La loi vise à renforcer la protection des victimes et à sanctionner les auteurs de violences sexuelles, qu'elles soient physiques, psychologiques ou économiques.

Le projet de loi inclut des mesures pour améliorer la prise en charge des victimes, notamment en facilitant l'accès aux soins et à la justice. Il prévoit également des sanctions plus sévères pour les auteurs de violences, ainsi que des dispositions pour prévenir ces actes. Me François Roujou de Boubée, avocat des parents de Lyhanna, a déclaré que cette loi répond à l'opinion publique, mais souligné que des moyens matériels sont encore nécessaires pour la mettre en œuvre.

La loi « intégrale» s'inscrit dans un contexte de mobilisation croissante contre les violences sexuelles envers les femmes et les enfants. Elle vise à combler des lacunes législatives et à renforcer les dispositifs existants. L'examen du texte doit désormais se poursuivre au Sénat, où il devra être examiné et éventuellement modifié avant d'être promulgué. L'adoption à l'unanimité montre un consensus politique sur la nécessité d'une action ferme contre ces formes de violence.