L'Assemblée nationale du Sénégal accueille des débats intenses sur la transparence des finances publiques et l'audit des fonds Casamance. Le président de l'Assemblée, Ousmane Sonko, a déposé plusieurs propositions de résolution d'enquête relatives aux finances publiques, à l'initiative du groupe Pastef-Les patriotes. Ces propositions visent à clarifier la gestion des ressources publiques et à renforcer la surveillance des institutions.

Aminata Touré, députée du parti du Peuple sénégalais, a plaidé pour le recours aux organes officiels de contrôle. Elle a souligné l'importance de confier les vérifications financières aux institutions compétentes, afin d'assurer une gestion transparente. Son intervention s'inscrit dans un contexte où les commissions d'enquête parlementaires examinent des dossiers sensibles, notamment les fonds Casamance, objet de controverses.

Le projet de loi de finances pour 2027 a été déposé à l'Assemblée nationale. Ce texte, qui rejoint le projet de loi de finances rectificative, fait l'objet de débats sur la gestion des ressources publiques. Les débats s'annoncent tendus, avec un risque de censure du gouvernement. Les députés du Rassemblement national refusent de voter une motion de rejet, selon les sources.

Les débats sur la dette et les économies prévues dans le budget 2027 s'annoncent également tendus. Ces discussions, préalables aux discussions sur le projet de loi de finances, s'inscrivent dans un contexte de tensions politiques. L'Assemblée nationale se positionne comme un lieu de confrontation et de vigilance sur la gestion des finances publiques.

Le fonds Casamance, objet d'audit, reste un point central des débats. Amadou Bâ, chef du groupe Pastef-Les patriotes, a appelé à la transparence. Il a adressé un message à Aminata Touré, soulignant l'importance d'une gestion rigoureuse des ressources. Ces tensions reflètent une volonté croissante de contrôler les finances publiques et d'assurer une gouvernance responsable.