Les dirigeants du G7 ont convenu vendredi de libérer jusqu’à 100 millions de barils de gazole et pétrole brut dans les quatre mois. Cette décision vise à enrayer la flambée des prix des carburants, exacerbée par la menace de Donald Trump de bloquer les exportations américaines vers l’Europe. Les pays membres ont également décidé de ne pas interdire les exportations entre eux, comme le menaçait le président américain.

La crise des carburants s’aggrave depuis plusieurs mois, affectant à la fois les consommateurs et les économies européennes. Les prix du gazole ont connu une hausse notable, poussant les gouvernements à mobiliser des réserves stratégiques. Face à la pression de Trump, l’Europe a dû se résigner à dégager des stocks « substantiels» pour stabiliser le marché.

Cette mesure intervient après des tensions entre les États-Unis et l’Union européenne, où le président américain a menacé de réduire les exportations de diesel vers l’Europe. Cette posture a été perçue comme une tentative de pression économique, aggravant une situation déjà critique. Le G7 a répondu en s’engageant à libérer des stocks, un geste qui pourrait atténuer les effets de la crise.

La décision du G7 s’inscrit dans un contexte plus large de tensions géopolitiques, où les politiques étrangères des États-Unis ont des répercussions directes sur les marchés européens. La crise des carburants reste un enjeu majeur, avec des conséquences sur l’économie, la logistique et la vie quotidienne des citoyens.