La capitale sénégalaise, Dakar, est à nouveau touchée par des inondations après des précipitations intenses cette semaine. Les rues sont submergées, les infrastructures dégradées, et les habitants contraints de se déplacer à la nage ou à pied. Ces inondations, qui s’ajoutent à un cycle récurrent, mettent en lumière les lacunes dans la planification urbaine et l’assainissement des eaux.

Mamadou Ndong Touré, géographe et urbaniste, a déclaré dans un entretien au journal «Le Soleil» que la ville a privilégié la construction sans suffisamment penser à l’évacuation des eaux. Selon lui, cette approche a exacerbé la vulnérabilité de Dakar face aux intempéries. Les zones basses, souvent inondées, sont particulièrement touchées, avec des dégâts matériels importants.

Les inondations de Dakar ne sont pas un phénomène isolé. Elles s’inscrivent dans une tendance croissante liée au changement climatique et à la densité urbaine mal gérée. Depuis plusieurs années, la ville subit des crises similaires, souvent après des pluies diluviennes. Ces événements répétés soulèvent des questions sur la résilience de la ville et la nécessité d’une gestion plus proactive des risques. Les autorités locales sont sous pression pour trouver des solutions durables, mais les défis restent importants.