Depuis plus de deux décennies, la ville de Dakar subit des inondations récurrentes. Ces phénomènes, liés à une spatialisation sauvage du social et à une socialisation sauvage de l’espace, affectent régulièrement la région. Les dommages causés par ces inondations s’élèvent à des dizaines de milliards de francs CFA. En 2009, le seul épisode a généré un préjudice estimé à 35,5 milliards de FCFA.

Les inondations entraînent également des problèmes de santé publique. La stagnation des eaux favorise la prolifération de maladies hydriques comme le choléra et le paludisme. Ces risques sont exacerbés par la densité de la population et l’urbanisation anarchique. Les quartiers populaires, souvent construits sur des terrains inondables, sont les plus touchés.

Ces crises répétées soulignent un manque de planification urbaine et une gestion insuffisante des ressources. Les autorités locales et nationales ont tenté diverses mesures pour atténuer les effets des inondations. Cependant, les solutions restent insuffisantes face à la fréquence et à l’intensité des crues. La situation rappelle les défis persistants liés à l’urbanisation rapide et à la vulnérabilité des zones périurbaines.