Le Conseil constitutionnel du Sénégal a annulé une loi organique adoptée par l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à des tensions politiques. Cette décision, rendue public le 15 septembre 2026, a suscité des réactions immédiates de la part des principaux acteurs politiques. Le Pastef, parti au pouvoir, a dénoncé le rejet de la loi comme un acte de sabotage. Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, a affirmé que cette mesure entravait la stabilité institutionnelle.

Amadou Bâ, secrétaire national du PDS, a accusé le pouvoir de vouloir imposer une agenda politique par la force. Il a déclaré que le rejet de la loi organique était une violation des principes constitutionnels. D’autres partis d’opposition ont également exprimé leur mécontentement, estimant que la décision pourrait affaiblir la légitimité du gouvernement.

Cette loi, visant à réformer l’organisation du pouvoir, avait suscité des débats intenses. Elle prévoyait des changements dans la structure du pouvoir exécutif et des règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le rejet par le Conseil constitutionnel intervient après des mois de discussions et de contestations.

Ces tensions rappellent les débats politiques précédents sur la réforme constitutionnelle. En 2024, des lois similaires avaient été rejetées, entraînant des manifestations et des confrontations. Le contexte actuel reste fragile, avec des élections prévues en 2027. La situation pourrait se complexifier si les tensions ne sont pas résolues rapidement.