Les législatives du Maroc, qui se sont déroulées le 23 septembre, ont vu le Parti Authenticité et Modernité (PAM) arriver en tête des résultats partiels. Ce scrutin, marqué par une participation historiquement basse, a enregistré un taux de 38,02%, le plus faible depuis près de deux décennies. Cette baisse reflète une profonde défiance envers la classe politique, un phénomène constaté dans plusieurs pays arabes ces dernières années.

Le PAM, membre de la coalition gouvernementale, a obtenu le plus grand nombre de sièges, confirmant son influence politique. Le Parti Justice et Développement (PJD), dirigé par Abbas Benkirane, a également remporté des résultats solides. En revanche, le RNI, mené par Aziz Akhannouch, a perdu du terrain. Ces résultats soulignent un changement de dynamique dans le paysage politique marocain.

Les électeurs, principalement des citoyens urbains, ont exprimé une certaine indifférence face à la campagne électorale, qui a été perçue comme peu engageante. Cette tendance soulève des questions sur la mobilisation citoyenne et la capacité des partis à répondre aux attentes des électeurs. Les prochaines étapes politiques restent à suivre pour comprendre l'impact de ces législatives sur la gouvernance marocaine.