Lundi 19 octobre, Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, après des violences généralisées samedi 17 octobre. Les manifestations, déclenchées contre le « coût de la vie», ont éclaté dans plusieurs villes, notamment Paris, Marseille et Lyon. Plus de 16 millions de téléspectateurs ont suivi l'allocution du président, qui a reconnu des « défaillances d'anticipation et de renseignements».
Laurent Nuñez a présenté sa démission après les affrontements, qui ont entraîné des interpellations, des pillages de magasins et des gardes à vue. Le ministre a admis une « perte de contrôle» dans certaines grandes villes. Cependant, Macron a refusé sa démission, lui demandant de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre.
Le président a également souligné des « défaillances» dans la gestion des manifestations, tout en restant ferme sur la continuité du gouvernement. Les violences, qui ont eu lieu pendant un week-end d'émeutes, ont suscité une vive réaction dans les médias et sur les réseaux sociaux. Gabrielle Cluzel a jugé l'allocution du chef de l'État comme un « non-anniversaire d’Alice au pays des merveilles», soulignant un discours pour « rien».
Les tensions montent après plusieurs semaines de manifestations, alimentées par la crise économique et sociale. Le gouvernement tente de calmer les esprits, tout en maintenant la cohésion politique. La situation reste fragile, avec des appels à la réforme et des critiques croissantes à l'encontre de la gestion de la sécurité.




















