Marine Le Pen a tenu son premier grand discours de campagne présidentielle dimanche 25 octobre à Orléans, ville sous haute sécurité et marquée par des incidents. Lors de ce meeting, elle a affirmé vouloir se placer au-delà du clivage traditionnel entre droite et gauche, se présentant comme un "oiseau" indépendant. Elle a également promis une "renaissance" de la France sans "rupture brutale", visant à réconcilier les Français avec l’avenir.
Le Rassemblement national a présenté plusieurs mesures fiscales, notamment une réduction des impôts pour les familles et les jeunes actifs. Edwige Diaz, présidente du groupe RN-UDR au Sénat, a souligné que le parti s’adresse aux "patriotes de gauche", mettant en avant une position plus inclusive. Cependant, le meeting a été interrompu par des militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui ont dénoncé le "racisme" et "l’antisémitisme" du RN.
Cette campagne, qui s’annonce marquée par une tension politique, s’inscrit dans un contexte de polarisation croissante. Le RN affirme jouer la carte de l’ordre et de la concorde, tout en tentant de rassurer un électorat largement éloigné de ses positions. Le congrès du RN à Orléans a marqué le début d’une campagne présidentielle qui promet d’être aussi conflictuelle que déterminante.



























