La MINURSO, force de maintien de la paix des Nations unies au Sahara occidental, suspendra ses opérations à partir de minuit samedi 31 octobre, a confirmé l’ONU. Cette décision intervient après un blocage des discussions au Conseil de sécurité, où les États-Unis et la Russie ont exprimé un double veto. Les deux pays ont refusé de reconduire le mandat de la MINURSO, qui devait être renouvelé pour continuer son rôle de médiation entre le Maroc et le mouvement de libération du Sahara (POLISARIO).
Le veto américain a bloqué un projet de résolution proposé par les États-Unis, visant à prolonger le mandat de la MINURSO. En réponse, la Russie a opposé un contre-projet, que Washington a ensuite refusé de soutenir. Cette situation a laissé la MINURSO sans mandat, empêchant ainsi la poursuite de ses missions de surveillance et de médiation.
Le dossier du Sahara est désormais en phase de résolution définitive, avec une orientation vers l’initiative d’autonomie, proposée par le Maroc. Cette initiative vise à offrir une autonomie progressive au Sahara occidental, plutôt qu’une indépendance totale. Le Conseil de sécurité n’a pas encore adopté de résolution, et la situation reste en suspens.
Le Sahara occidental reste un point de tension entre le Maroc et le POLISARIO, qui revendique l’indépendance du territoire. La MINURSO, créée en 1991, a joué un rôle central dans le maintien de la paix dans la région. Sans mandat, ses opérations seront suspendues, marquant un changement de dynamique dans la gestion du conflit. La question de l’autonomie devient désormais le point central des négociations.


























