La MINURSO, mission onusienne chargée de surveiller le désengagement des forces armées marocaines du Sahara, a perdu son mandat après un désaccord entre Washington et Moscou. Les deux pays ont successivement bloqué les projets de résolution présentés par l’autre, empêchant la reconduction de la mission. Ce blocage a eu lieu lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, où les discussions sur le Sahara marocain ont pris une tournure inédite.
Le projet américain visait à renforcer le rôle de la MINURSO dans le processus de paix, en insistant sur le référendum prévu en 1991. L’Algérie et le Polisario, qui soutiennent le droit au référendum, ont soutenu ce projet, mais l’obtention d’un consensus s’est révélée impossible. Le veto russe, qui a bloqué le projet américain, a été suivi d’un veto américain contre le contre-projet russe, laissant la MINURSO sans reconduction.
Le dossier du Sahara, longtemps débattu dans les instances onusiennes, entre désormais dans une phase nouvelle. La MINURSO, qui avait été créée en 1991, n’aura plus de mandat après la fin de sa mission actuelle. Le Conseil de sécurité n’a pas adopté de résolution, ce qui marque un changement de direction dans la gestion du conflit. Les discussions se tournent désormais vers une solution définitive, avec l’initiative d’autonomie marocaine comme axe principal.
Le Sahara marocain reste un point de tension majeure dans la diplomatie internationale. La fin du mandat de la MINURSO soulève des questions sur la viabilité du processus politique, tout en ouvrant la voie à des négociations plus directes. L’avenir du territoire reste incertain, mais les acteurs impliqués cherchent à trouver un équilibre entre les revendications et les réalités politiques.





























