Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réduit le budget de l’Assemblée nationale de 15 %, selon un communiqué officiel publié mercredi 14 octobre. Cette décision a été prise après une réunion du conseil des ministres. Le budget initial prévoyait un montant de 120 milliards de francs CFA, mais il a été ajusté à 102 milliards.
La réduction a suscité des critiques de la part de l’opposition. Amadou Bâ, secrétaire national du Parti démocratique sénégalais, a déclaré que cette décision « affaiblit la capacité de l’Assemblée à exercer son rôle législatif». Il a également accusé le président de « manquer de transparence dans la gestion des finances publiques».
Cette mesure intervient après que le Conseil constitutionnel ait invalidé une loi organique adoptée par l’Assemblée nationale. Cette loi visait à modifier les règles de fonctionnement de l’Assemblée. La décision du Conseil constitutionnel a été perçue comme un affront à la légitimité du parlement.
Le budget de l’Assemblée nationale est un élément clé de la gouvernance sénégalaise. Il permet de financer les travaux législatifs, les réunions, les services administratifs et les dépenses de fonctionnement. La réduction de 15 % pourrait affecter la capacité de l’Assemblée à remplir ses missions.
Cette situation reflète un climat politique tendu au Sénégal. Les tensions entre le pouvoir et l’opposition se sont intensifiées ces derniers mois. La réduction du budget de l’Assemblée nationale est perçue comme un geste symbolique visant à limiter l’influence du parlement. Les prochaines élections législatives, prévues en 2027, pourraient voir un affrontement plus marqué entre les partis.


























