Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ont finalisé mardi un accord technique qui ouvre la voie à un programme économique et financier de 2,2 milliards de dollars. Ce montant, équivalent à environ 1 243 milliards de francs CFA, vise à soutenir le redressement des finances publiques, la gestion de la dette et la relance de l’économie. L’accord intervient après des mois de discussions intenses, marquées par des tensions liées à la dette publique, qui représente plus de 130 % du PIB sénégalais.
L’ancien ministre de l’Économie, Abdourahmane Sarr, a réagi à la conclusion de cette mission du FMI, soulignant l’importance de la transparence et de la sincérité dans la gestion des finances publiques. Il a affirmé que « rien de durable ne peut se construire sur le mensonge et la dissimulation». Ce message s’inscrit dans un contexte où le Sénégal cherche à reprendre le contrôle de ses finances après des années de déficit et de dettes cachées.
Le ministre actuel de l’Économie, Cheikh Diba, a également exprimé son souhait de traiter la dette sans passer par une restructuration, affirmant que le plan adopté est une solution directe. Cette approche s’inscrit dans une volonté de moderniser la gestion économique du pays, tout en maintenant un dialogue constructif avec les institutions internationales. L’accord reste cependant suivi d’une vigilance constante sur la mise en œuvre des réformes promettues.






















