L’Assemblée nationale du Sénégal a rejeté le projet de loi de finances rectificatives (LFR) présenté par le gouvernement le 3 novembre 2026. Ce vote s’est déroulé dans un climat tendu, marqué par des débats intenses sur la gestion des finances publiques. Le projet, qui prévoyait des ajustements budgétaires pour l’année 2026, n’a pas obtenu l’aval des députés majoritaires, principalement issus du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).

Le rejet a mis en péril l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI), dont le prêt de 2,2 milliards de dollars dépendait de l’approbation du Parlement. Le gouvernement avait présenté le projet en commission des finances, mais les députés ont jugé les mesures insuffisantes ou inadaptées. Le texte n’a pas convaincu les élus, qui craignent une insolvabilité croissante et une insécurité économique.

Ce rejet s’inscrit dans une crise budgétaire plus large. Depuis plusieurs mois, le Sénégal fait face à des défis financiers, avec un déficit public important et une pression des institutions internationales. L’Assemblée nationale, qui joue un rôle clé dans la validation des politiques économiques, a donc refusé d’ouvrir la voie à un financement crucial. La situation pourrait entraîner des retards dans l’obtention des aides internationales, affectant ainsi la stabilité économique du pays.