L’ancien procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli, a interrogé l’État de droit lors d’un discours à Pamiers, dans l’Ariège. Gelli, ex-directeur des affaires criminelles et des grâces, a souligné une érosion des principes fondamentaux de la justice. Il a évoqué une distorsion entre les normes juridiques et la réalité sociale.

Selon Gelli, la justice est devenue moins accessible pour les citoyens. Il a cité des exemples concrets de procédures inégalitaires. Les débats autour des réformes judiciaires ont, selon lui, exacerbé les inégalités. La confiance dans les institutions a baissé, a-t-il ajouté.

Gelli a rappelé que l’État de droit est un pilier de la République. Mais il a mis en avant un décalage entre les promesses et les faits. Il a appelé à une réforme profonde, sans dénier les défis actuels. Son discours a suscité un vif débat parmi les participants.

L’ancien magistrat a affirmé que la justice ne peut plus être perçue comme un luxe. Il a mis en avant la nécessité d’une justice plus transparente et plus proche des citoyens. Son intervention s’inscrit dans un contexte de débats sur la modernisation du système judiciaire. L’avenir de l’État de droit reste un enjeu majeur.